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Pâques 2020 en confinement au Prieuré de Bouchaud en Arles

Nous sommes confinés comme chacun. Notre hôtellerie est fermée et nous ne pouvons accueillir personne pour les offices et l’Eucharistie de semaine ou du dimanche.

 

Ce confinement nous pousse comme à une retraite forcée, à un carême particulier. Ce peut-être un temps redonné, avec plus de calme, de silence extérieur.

Découvrons ou redécouvrons la présence de Dieu qui parle dans le silence…

Retrouvons le chemin vers Dieu, de notre cœur également.

 

Frère Antoine, notre iconographe et responsable du magasin, un de nos anciens, rentre ce lundi 23 mars, de trois mois d’hospitalisation, dont plus d’un mois en réanimation. La cause : Une pneumonie qui s’est aggravée par sa leucémie lente. Beaucoup ont prié pour lui, pour son rétablissement. Nous les remercions.

 

La liturgie de la semaine sainte se déroulera cette année en interne sans hôte.

Au cours de celle-ci, nous revivons les évènements centraux qui fondent notre foi : la passion et la résurrection du Seigneur. Ils ne sont pas des faits enfermés dans un passé révolu. Si le salut nous a été donné dans la mort et la résurrection du Seigneur il y a 2000 ans, la source vive du salut qui a jailli, continue de couler. Le baptême en est le signe. Le nouveau chrétien est baptisé dans la mort et la résurrection du Seigneur. Le baptême qui le fait enfant de Dieu, le lave du péché et l’ouvre à la vie nouvelle dans le Christ.

 

En participant aux offices de la semaine sainte nous revivons ces mystères du salut. Jésus continue de s’offrir et de souffrir pour que nous ayons la vie. Nous revivons les derniers moments de vie du Seigneur, moment de l’épreuve ultime. Ils ont une densité et une intensité unique. Jésus fut baptisé dans le Jourdain, fleuve qui se jette dans la mer morte le lieu le plus profond de la terre, (-430 m sous le niveau de la mer), dans sa passion il descend semblablement dans le plus profond de la misère humaine.

 

Sa souffrance est une souffrance physique qui dépasse les limites de la résistance humaine. Des médecins qui ont étudié sa passion grâce aux reliques de celle-ci (le linceul de Turin, le suaire d’Oviedo et la sainte tunique d’Argenteuil), et aux évangiles, ont affirmé que Jésus avait dû tomber dans le coma plusieurs fois, car la souffrance dépassait le supportable. En plus de la souffrance physique, il a dû(voulu) souffrir la haine des hommes, en particuliers des autorités religieuses, un jugement inique, la trahison, le reniement, l’abandon de ses proches, la vulgarité, la morgue, la moquerie, la duplicité, la méchanceté, la violence, jusqu’ au cri « mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ».

 

L’homme avait abandonné Dieu en préférant les mensonges du serpent. Jésus prend sur lui toutes les conséquences de cette séparation. Toutes les souffrances qu’il portent sont les suites de la dysharmonie entrées dans le monde après(par) la chute (le péché d’Adam et Eve). Il est l’agneau de la pâque, le bouc émissaire chargé de la malédiction qui porte et enlève le péché du monde. 

 

 La passion du sauveur est l’épreuve qui révèle, comme toute épreuve. « Éprouve-moi tu connaîtras mon cœur, vois si je prends le chemin des idoles et conduis-moi sur le chemin d’éternité » (ps 138,8).  Sa vie a été donnée jusqu’ au bout, il aimé jusqu’ à l’extrême. Il a gardé sa confiance, son amour pour son Père jusqu’ au bout, et dans la même offrande a donné sa vie pour le salut des hommes. Il a continué à aimer l’homme malgré son ignominie, répondant par l’amour à la haine. Sa passion révèle aussi dans le même temps, le péché des hommes.                                                                                     

Qui peut se dire sans péché, qui peut dire qu’ils n’auraient pas été dans la foule qui le conspuait, lui le Fils, l’Innocent. Seul quelques proches (Marie, sa mère, Marie de Clopas, sœur de sa mère, Marie-Madeleine et Jean sont ceux que les évangiles rapportent) ont tenu jusqu’ à la crucifixion. Le prophète Zacharie dit : « En ce jour-là, je répandrai sur la maison de David et l’habitant de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les yeux vers moi qu’ils ont transpercé. Et ils feront le deuil sur lui, comme on fait le deuil sur un fils unique ; ils pleureront amèrement sur lui, comme on pleure amèrement un premier-né (…) En ce jour-là il y aura une source ouverte à la maison de David et aux habitants de Jérusalem pour laver le péché et la souillure ».

 

La passion, inséparable de la résurrection, est une nouvelle création dans la souffrance. Ainsi l’évangile de saint Jean parle de jardin entourant le sépulcre où Jésus est déposé et où il ressuscite. Le premier jardin d’Eden est évoqué, mais aussi le jardin de la nouvelle création qui s’est opérée. Jésus meurt un vendredi, jour où la création s’était achevée par la création de l’Homme. Sur la croix, une des dernières paroles de Jésus est « tout est achevé (accompli, consumé) ». Il a achevé son œuvre : la recréation, le salut. Le voile du temple se déchire, la communion avec Dieu est à nouveau ouverte.

Jésus meurt laissant le monde désemparé.

 

Celui dont on attendait tant termine sa vie misérablement. Ce qu’il avait suscité de meilleur chez beaucoup, semble une illusion vaine. Serait-ce un faux prophète comme il y en a tant eu ? Où est sa bonne nouvelle. C’est le temps du silence, du désarroi.                                                                              

  Une seule près de la croix n’a pas douté, elle porte seule l’espoir des hommes, dit un cantique...                                                                                                                         

Et surgit la résurrection, comme un jour inespéré, un jour neuf, premier jour de la semaine. Une joie inconnue, discrète paraît. Une évidence éclot, le Messie ne devait-il pas souffrir tout cela pour entrer dans sa gloire. Tout est recréé.

 

Voici le jour que fait le Seigneur, jour de fête et de joie.

Ces jours de confinement, nous ont poussé à développer plus longuement la méditation de ces jours saints. Le jour de la Résurrection est un jour signe, fondement de notre foi et de notre espérance. Signe des desseins bienveillants de Dieu pour l’humanité. Ouvrons-nous à cette grâce du salut qui nous est donnée. C’est le temps favorable, c’est le jour du salut.

Bonne fête de Pâques

Père Serge Lommel

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